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Jai sur ma table un bouquet de pervenches
qui commence à pâlir
on en trouvait
à profusion dans la forêt dimanche
(parfois, cest comme si rien nentravait
le cur, on entretient loubli
nempêche
que tout simpose avec le temps, le mur
enfin seffondre, la fleur se dessèche
et lamour se pourrit comme un fruit mûr)
je te confie ce bouquet de langage
emporte-le sur les chemins où tu
situes la crête et quafin de partage
il y résonne autant que je lai tu
la pâleur jy consens, que soit diaphane
ce qui doit lêtre et que le reste fane. |