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Je ne reconnais plus cette branche tachée
de neige,
ni ce piétinement déternel
là-bas, au bord de la falaise.
La voix a cessé de couler
contre la rondeur du fruit,
les petits cailloux de léther et de la sagesse
ont rendu leur naissance
à limmensité opaque de lhiver.
Et jusquà larrière-saison du coeur,
il y a aussi ce cri répété sans écho,
ce point sanglant dextinction,
par quoi se sont givrées le temps dune éclipse
toutes les étamines de lespoir.
Mais nous devons cheminer tout de même
comme ces aveugles patients,
comme ces bergers vertueux
par dessus les cimes enragées.
Nous devons aller ainsi
jusquà cette aube dun autre signe
où nos doigts engourdis
sentiront le frémissement de braise
dune nouvelle langue. |